Une invitation à contempler la lumière sous toutes ses formes. L’artiste explore la manière dont elle se reflète, se diffuse et se transforme au contact des surfaces naturelles, des paysages et des espaces du quotidien.
Installée un temps sur la côte ouest des États-Unis, Elizabeth Serreau a été profondément marquée par l’immensité des paysages, les nuages changeants et leurs reflets sur le sable humide. Durant la période du confinement, son regard s’est tourné vers les jeux d’ombres projetés dans son atelier — ces formes mouvantes dessinées par la lumière filtrant à travers les plantes, les arbres et les fenêtres. Ces observations patientes nourrissent une œuvre empreinte de sensibilité, où la lumière devient mémoire, mouvement et présence.
Dans ses dessins à l’encre et à l’aquarelle, Elizabeth Serreau utilise les stylos techniques rotring pour le noir, et/ou une plume classique pour les couleurs. Le fond est souvent en aquarelle, mais il peut aussi se faire avec un lavis d’encre de couleur. Elle superpose ainsi le flou de l’effet aquarelle/lavis, avec le contrôle des hachures à l’encre. Fascinée dans son enfance par des reproductions de gravures de Gustave Doré, elle a longuement étudié la technique du dessin de volume par les traits qui l’intéressent tout particulièrement.
Ses peintures à l’huile révèlent une approche plus intuitive et organique, le processus est beaucoup plus lent et moins contrôlé. Elle n’attend pas toujours que les couches sèchent à chaque session, et elle n’est pas guidée par la théorie des couleurs et des volumes, seulement par la surface de la toile et par ses yeux. Elle utilise un médium oléo-résineux qui ralentit le temps de séchage et permet de diluer le pigment pour créer des voiles de couleur, qu’elle superpose dans le sec ou le mouillé sur de larges surfaces.
Les formes concrètes d’ombres et de lumières se dissolvent alors dans l’abstraction, tout en conservant la trace poétique du réel observé.
Du 1 mars au 17 mai 2024 à l’Atelier Léon




